Prévalence
Le SFP représente une proportion considérable des conditions rencontrées en consultation chez les professionnels de la santé, incluant les chiropraticiens. Il touche plus fréquemment les femmes que les hommes, possiblement en raison de différences anatomiques et biomécaniques, notamment une plus grande inclinaison du bassin entraînant une augmentation de l’angle Q. Cet angle pourrait être aussi augmenté chez la femme en fonction de la largeur du bassin de celles-ci par rapport à la largeur entre les genoux. Le fait d’avoir un angle Q qui est élevé augmente le risque de débalancement musculaire et crée donc un risque de mouvement aberrant de la patella contre le fémur. Si ce déséquilibre persiste, une douleur pourrait éventuellement survenir.
Causes et facteurs de risque
Le SFP est un trouble multifactoriel lié à un mauvais alignement ou à une friction excessive de la rotule contre le fémur, c’est-à-dire le sillon dans lequel elle coulisse. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à son apparition :
- Déséquilibre musculaire : faiblesse des muscles quadriceps (particulièrement le vaste médial) et fessiers, entraînant une mauvaise stabilisation de la rotule et possiblement une traction plus forte en externe par le vaste latéral;
- Surutilisation et surcharge : augmentation soudaine de l’intensité ou de la fréquence des activités physiques, en particulier la course à pied, le saut ou les squats;
- Mauvaise biomécanique : troubles de la posture (pieds plats, genoux en valgus), hyperlaxité articulaire ou rétractions musculaires;
- Facteurs intrinsèques par exemple : anomalies anatomiques, anomalies du cartilage (ex : chondromalacie), antécédant de traumatisme dans la région du genou.
Symptômes possibles
Le principal symptôme est souvent la présence d’une douleur diffuse à l’avant du genou, décrite comme une sensation de brûlure ou de pression derrière ou autour de la rotule. Elle est exacerbée par la montée et la descente des escaliers, la position assise prolongée (signe du théâtre), la course, les sauts et les flexions de grandes amplitudes du genou. D’autres symptômes peuvent inclure des crépitements, des sensations d'instabilité ou un gonflement léger.
Comment mon chiropraticien peut m’aider?
Le traitement du SFP en chiropratique repose principalement sur une prise en charge conservatrice, qui peut comprendre plusieurs stratégies :
Thérapies manuelles et complémentaires
- Ajustements des articulations restreintes de mouvement qui se situent entre autres au niveau du bassin, de la colonne lombaire, de la hanche, du genou et de la cheville;
- Travail musculaire manuel ciblé;
- Électrothérapie, taping stabilisateur de la patella.
Rééducation et renforcement musculaire
- Prescription d’exercices ciblés des quadriceps (particulièrement au niveau du vaste médial), des fessiers et des muscles stabilisateurs du tronc. Un protocole ciblant la jambe peut aussi être envisagé tout comme les étirements des ischio-jambiers, du quadriceps et du tenseur du fascia lata.
Modifications de l’activité
- Réduction temporaire ou correction des activités aggravantes;
- Adaptation progressive des charges d’entraînement;
- Ajustement de la technique de course et du choix des chaussures.
Référence médicale pour co-gestion
- Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) en cas de douleur aiguë;
- Infiltrations (dans certains cas);
- Correction biomécanique : Port de semelles orthopédiques en cas de troubles de l’alignement.
En l’absence de traitement
À retenir
Le syndrome fémoro-patellaire est une affection courante mais généralement bénigne, à condition d’être prise en charge précocement par un traitement adapté. La prévention repose sur le renforcement musculaire, une bonne technique de mouvement et une gestion appropriée de l’entraînement. En cas de douleurs dans la région du genou, une consultation chiropratique est recommandée. Le chiropraticien pourra examiner la région et questionner afin d’établir un protocole thérapeutique personnalisé en fonction de votre diagnostic, de vos antécédents et de vos objectifs.
Partager cet article


